L’Union des Mosquées de France dénonce et condamne avec force les attentas abjectes perpétrés contre la Tunisie, ce jeudi 27 juin 2019, faisant un mort et huit blessés. Ces attentats lâches seraient revendiqués par le groupe terroriste DAECH.

L’Union des mosquées de France présente ses sincères condoléances aux proches de la victime, souhaite un prompt rétablissement aux blessés et exprime son soutien total et sa pleine solidarité avec la Tunisie et le peuple tunisien.  

Par ailleurs, l’Union des Mosquées de France (UMF) condamne avec force l’attaque avec arme à feu qui a visé la mosquée Essounna de Brest, ce jeudi 27 juin 2019, faisant deux blessés dont l’imam de la mosquée. Le Pronostic vital des deux blessés n’est pas engagé et l’auteur présumé de l’attaque est décédé quelques heures après le drame dans des conditions qui ne sont pas encore élucidées.

La décision immédiate du Ministre de l’intérieur de relever le niveau de sécurisation autour des lieux de culte de France doit être accompagnée par des mesures de vigilance des responsables et des fidèles des lieux de culte afin de faciliter et de rendre efficace l’action des pouvoirs publics, seuls chargés et investis du maintien de l’ordre public.  

L’UMF souhaite un prompt rétablissement aux blessés et déplore que les polémiques ayant émaillé le parcours, l’action ou le discours de l’imam de la mosquée visée, soient mises en avant par certains pour minimiser la gravité des faits ou tenter de les justifier.

L’UMF considère que rien, absolument rien, ne saurait justifier la violence quels qu’en soit la forme et les personnes visées. La défense des valeurs et des principes qui fondent notre pays doit se faire dans le respect de ces mêmes principes et valeurs qui ne laissent aucune place à l’anarchie et à l ‘arbitraire.

Fait à Paris, le 28 juin 2019

Union des Mosquées de France (UMF)

Décès de Mohammed Jaafari

C’est avec une grande tristesse et une grande douleur que L’Union des Mosquées de France (UMF) a appris le décès de Mohammed JAAFARI, imam de la Grande Mosquée d’Evry Courcouronnes, le vendredi 20 juin 2019, à l’âge de 85 ans.

En ces douloureuses circonstances, tous les membres de l’UMF, mosquées, associations, et UMRs s’associent pour présenter à la famille, aux proches et amis du défunt leurs sincères condoléances.

L’imam Jaafari, issu d’une famille très pieuse de la ville et oasis de Figuig à l’Est du Maroc, un haut lieu du savoir et de spiritualité, était déjà un grand guide spirituel dans sa ville natale avant de rejoindre la France en 1955. A travers sa voix douce et ses qualités humaines exceptionnelles, il a su répandre autour de lui paix et amour et œuvrer au service des fidèles de la grande mosquée d’Evry-Courcouronnes sans interruption depuis la création de celle-ci.

Nous implorons le Très Miséricordieux afin qu’Il comble le défunt de Sa Miséricorde et accorde à sa famille la force et la patience face à cette épreuve douloureuse.

 « Certes, nous sommes à Dieu et c’est à lui que nous ferons retour »

Paris, le 22 juin 2019

Union des Mosquées de France

Profanation du carré musulman

L’Union des Mosquées de France condamne avec force la profanation du carré musulman du cimetière de Draguignan (Le Var). Une dizaine de pierres tombales ont été renversées et des objets brisés ou jetés dans la nuit de dimanche à lundi 13 mai 2019 en pleine période de Ramadan.

Le président de l’Union des Mosquées de France de la région PACA, également président du CRCM-PACA, M. Khalid Belkhadir, s’est entretenu avec le représentant de l’UMF à Draguignan, M. Larbi Laaouaouda. Ce dernier, qui s’est rendu sur place, précise qu’aucune inscription n’a été retrouvée sur les lieux, mais les dégradations sont choquantes.

L’Union des Mosquées de France exprime son soutien aux familles des défunts bouleversées par cet acte de haine et forme le vœu qu’elles puissent retrouver réconfort, paix et sérénité en ce mois béni de Ramadan.

Le procureur de la République Patrice Camberou, s’est rendu sur place et une enquête confiée au commissariat de Draguignan, a été ouverte. Des relevés ont été effectués pour mettre en évidence tout élément permettant d’identifier les auteurs des faits.

Le maire de Draguignan, Richard Strambio, assurant la police du cimetière, a annoncé son intention de porter plainte contre X et a ordonné la restauration des tombes dégradées.  

Paris, le 14 mai 2019,

Union des Mosquées de France

L'interdiction du port des signes religieux

Dans le cadre du projet de loi « pour une école de la confiance », le Sénat a adopté ce mercredi 15 mai 2019, un amendement visant l’interdiction du port de signes religieux aux parents accompagnateurs des sorties scolaires. Avec 100 voix contre et 159 abstentions, cet amendement a été voté par 186 voix.

Cet amendement visant à étendre à des personnes privées l’obligation de neutralité qui jusque-là pesait uniquement sur les fonctionnaires incarnant l'Etat dans l’exercice de leurs fonctions, est incompatible avec le principe de la liberté de conviction dont fait partie la liberté de religion et la liberté d’opinion. De ce fait, il est en contradiction avec le principe de Laïcité et va à l’encontre des objectifs poursuivis par les grands textes nationaux et internationaux traitant des droits fondamentaux.

Par ailleurs, la réaction des auteurs de cet amendement qui se sont félicités du vote « qui interdit le port du voile » laisse croire que les femmes de confession musulmane portant le foulard seraient pratiquement les seules concernées. Cet amendement relance à nouveau le débat autour de l’islam et de sa place dans la société avec le risque d’exacerber davantage les crispations identitaires en cette période difficile que nous traversons.

L’Union des Mosquées de France appelle les députés de la nation à œuvrer pour garantir aux citoyens de convictions différentes d'être traités à égalité, condition indispensable à la cohésion d'une Nation forte et unie.

Le devoir de nos responsables et de nos représentants est certes d’émettre des lois et de veiller à leur application mais il est encore plus important de le faire dans un esprit de sérénité et dans le respect des principes fondamentaux de La République.

Pour rappel, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s'est prononcé contre une telle interdiction qui « contreviendrait à un avis récent du Conseil d’État et poserait tout un tas de problèmes pratiques, qui iraient à l’encontre du développement des sorties scolaires ».

En décembre 2013, sollicité par le défenseur des droits pour une clarification du droit applicable en matière de laïcité aux sorties scolaires, le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative en France, avait rappelé que les mères accompagnatrices des sorties scolaires n’étaient pas soumises au principe de neutralité religieuses.

Par ailleurs, il convient de rappeler que la CNCDH, dans son avis adopté jeudi 26 septembre 2013 en assemblée plénière, s’est prononcée en faveur de la voie conventionnelle ou contractuelle, plus à même de répondre spécifiquement à chaque situation particulière et a rappelé, par la même occasion, qu’il n’y avait pas de vide juridique en matière de laïcité.

L’observatoire de la Laïcité tel qu’il ressort de son rapport annuel de 2013-2014 et ses avis ultérieurs, est lui également de cet avis.

Fait à Paris le 16 mai 2019

Mohammed MOUSSAOUI

Président de l’Union des mosquées de France

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